
Alors que l’industrie automobile s’électrifie à marche forcée, BMW prend une autre direction. Le constructeur allemand confirme que ses emblématiques V8 continueront d’être produits, notamment pour certains marchés où la demande reste forte. Un choix stratégique qui tranche avec les décisions de nombreux concurrents.
Le V8, un incontournable pour BMW ! À l’heure où les réglementations sur les émissions poussent de nombreux constructeurs à abandonner les gros moteurs thermiques, le constructeur allemand fait de la résistance.
Contrairement à Stellantis, qui a récemment acté la fin du V8 HEMI, la marque bavaroise estime que ces moteurs restent indispensables, en particulier aux États-Unis et au Moyen-Orient, où les attentes des clients sont bien différentes de celles du marché européen.
"Les V8 sont là pour rester", a déclaré Frank Weber, directeur du développement chez BMW, dans un entretien accordé à Automotive News. Selon lui, ce n’est pas seulement une question de puissance : "Les clients apprécient la douceur, le son et l’expérience de conduite globale d’un V8. Nous continuerons à les proposer."
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Dans ces régions où les restrictions environnementales sont plus souples, les modèles équipés de V8 conservent une place de choix. À l’inverse, en Europe, la réglementation toujours plus stricte menace ces motorisations.
BMW : une stratégie en décalage avec la concurrence

Si BMW investit massivement dans l’électrification, la marque ne compte pas pour autant tourner la page des moteurs thermiques du jour au lendemain. Contrairement à Mercedes et Volkswagen, qui misent pleinement sur le tout-électrique, BMW adopte une approche plus nuancée en maintenant une offre variée avec des hybrides, des thermiques et des électriques.
Cette flexibilité permet à la marque de s’adapter aux besoins spécifiques de chaque marché. Aux États-Unis, par exemple, où l’ancien président Donald Trump s’est montré particulièrement critique envers les véhicules électriques, les ventes de modèles essence et hybrides rechargeables restent solides. Jochen Goller, membre du conseil d’administration de BMW, a d’ailleurs confié au Financial Times que la marque restait optimiste quant à l’avenir de ses modèles thermiques sur ce marché.
Un autre facteur joue en faveur de BMW : une grande partie de sa production destinée aux États-Unis est réalisée sur place. Cela réduit l’impact des taxes à l’importation et permet à la marque d’être plus compétitive face à une réglementation qui évolue constamment.
Des V8 toujours au programme, mais pour combien de temps ?

Les passionnés de belles mécaniques peuvent souffler puisque les moteurs V8 BMW ont encore de beaux jours devant eux, du moins sur certains marchés. Frank Weber l’a confirmé, ces blocs ne disparaîtront pas tant que la demande restera forte.
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En revanche, en Europe, leur avenir semble plus incertain. Les normes environnementales de plus en plus drastiques compliquent leur maintien sur le Vieux Continent. Pour autant, BMW ne renonce pas totalement aux motorisations thermiques. La marque continue même de développer ses moteurs Diesel, cherchant des solutions pour les rendre toujours plus propres et conformes aux exigences environnementales.
Si la transition vers l’électrique est inévitable, BMW prouve qu’elle n’est pas forcément synonyme d’un abandon immédiat des blocs thermiques. Une stratégie qui pourrait bien faire la différence dans un marché en pleine mutation.
Source : Automotive News