Les voitures électriques bientôt concernées par un nouveau malus, voici lequel

1 mois ago 35
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Le gouvernement continue de serrer la vis sur la fiscalité automobile. Dès 2026, un nouveau malus s'appliquera aux voitures électriques. Une décision qui pourrait freiner l’essor du marché et redistribuer les cartes chez les constructeurs.

L’époque où les voitures électriques bénéficiaient d’un tapis rouge fiscal touche à sa fin. Après des années de bonus destinés à encourager leur adoption, le gouvernement s’apprête à leur appliquer le malus au poids.

À partir de 2026, les modèles "zéro émission" dépassant un certain seuil de masse devront eux aussi passer à la caisse. Une évolution qui suscite déjà de vives réactions dans un secteur qui peine encore à convaincre.

voitures électriques Photo : Audi

Rappelons que les ventes de voitures électriques stagnent en France, avec même une légère baisse de 0,5% en janvier 2025 par rapport à l'année dernière.

Avant même d’aborder cette nouvelle taxe, un premier tour de vis attend les automobilistes dès 2025. Le malus écologique, qui pénalise les véhicules les plus polluants, deviendra encore plus strict.

Malus écologique 2025 : déjà bien plus sévère

À compter du 1er mars, les voitures émettant 113 g/km de CO2 ou plus seront soumises à une taxation, contre 118 g/km actuellement. Cette modification s’inscrit dans une tendance de durcissement progressif, avec un plafond qui atteindra 70.000 euros pour les modèles les plus gourmands en CO2.

Et ce n’est qu’un début. En 2026, le seuil d’imposition passera à 108 g/km, et la taxe maximale grimpera à 80.000 euros. Une montée en puissance qui vise à accélérer la transition vers des véhicules plus propres, tout en remplissant les caisses de l’État.

Mais les modèles thermiques ne seront bientôt plus les seuls à être concernés. Les voitures électriques vont aussi être dans le viseur du fisc…

Les voitures électriques bientôt pénalisées à leur tour

toyota bZ4XPhoto : Toyota

Depuis 2024, les véhicules de tourisme neufs pesant plus de 1,6 tonnes sont soumis au malus au poids, aussi appelée Taxe sur la masse en ordre de marche (TMOM). Jusqu’ici épargnés par cette surtaxe, les véhicules 100% électriques y seront bientôt soumis.

Dès 2026, les modèles électriques dont la masse excède 2.100 kg devront s’acquitter d’un malus spécifique. Certes, un abattement de 600 kg sera accordé pour tenir compte du poids des batteries, mais cette mesure marque un tournant.

Les modèles les plus imposants, notamment les SUV électriques et certaines berlines, risquent d’être les premiers touchés. De quoi compliquer la tâche des constructeurs, qui misaient sur ces véhicules pour séduire une clientèle en quête de confort et d’autonomie. Pour les acheteurs, ce malus pourrait aussi rebattre les cartes en matière de choix de véhicule, au profit de modèles plus compacts.

Un coup de frein pour le marché des voitures électriques ?

Alors que l’État avait jusqu’ici favorisé l’essor des voitures électriques à coups de bonus, ce revirement pourrait ralentir leur adoption. Entre la réduction des aides, l’augmentation du malus et la hausse des prix des modèles neufs, certains automobilistes pourraient se tourner vers le marché de l’occasion, voire conserver plus longtemps leur voiture thermique.

Reste à voir comment les constructeurs réagiront. Certains pourraient alléger leurs modèles pour éviter cette taxe, tandis que d’autres adapteront leurs prix pour compenser l’impact du malus.

Quoi qu’il en soit, l’avenir du marché automobile semble entrer dans une nouvelle ère, où même les véhicules électriques devront composer avec une fiscalité de plus en plus contraignante.

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